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Adénomyose et sport : comment continuer à s’entraîner

4 min de lecture

On parle beaucoup de l'endométriose, beaucoup moins de l'adénomyose. Pourtant, les deux sont souvent associées, et l'adénomyose peut rendre les règles particulièrement difficiles. Voici ce qu'il faut savoir pour adapter ton entraînement.

L'adénomyose, c'est quoi ?

Dans l'adénomyose, du tissu proche de la muqueuse de l'utérus (l'endomètre) s'infiltre dans le muscle de l'utérus (le myomètre). L'utérus peut alors augmenter de volume, devenir plus sensible et saigner davantage pendant les règles.

Sa fréquence est difficile à estimer : longtemps diagnostiquée seulement après une chirurgie, elle est aujourd'hui de mieux en mieux repérée grâce à l'échographie et à l'IRM. Elle est fréquemment associée à l'endométriose (voir endométriose et sport) et à des fibromes.

Les symptômes les plus fréquents

  • Des règles très douloureuses, avec des crampes intenses et prolongées.
  • Des règles abondantes et longues, avec des caillots.
  • Une fatigue importante, souvent liée à une anémie par manque de fer.
  • Une sensation de pesanteur ou de congestion dans le bas-ventre, parfois des douleurs dans le bas du dos.
  • Parfois des saignements entre les règles, des douleurs pendant les rapports, une gêne au niveau de la vessie.

Certaines femmes n'ont pourtant aucun symptôme.

Au fil du cycle

Ce sont des tendances fréquentes, à vérifier sur ton propre corps :

  • Pendant les règles : douleurs et saignements à leur maximum, fatigue marquée.
  • Après les règles : les douleurs aiguës s'apaisent, parfois avec de petits saignements résiduels ; l'énergie revient progressivement.
  • Autour de l'ovulation : l'ovulation est généralement conservée ; certaines ressentent des élancements dans le bas-ventre ou le dos.
  • Avant les règles : la congestion et les douleurs sourdes peuvent revenir plusieurs jours à l'avance.

Sport et adénomyose : ce qu'il faut savoir

Il n'existe pas d'étude solide sur l'entraînement spécifique à l'adénomyose. Rien n'indique qu'il faille arrêter le sport : l'enjeu est d'adapter l'intensité aux jours difficiles et de surveiller la fatigue liée aux pertes de sang. Un bilan sanguin (hémoglobine, ferritine) prescrit par ton médecin permet de vérifier si une carence en fer explique ton manque d'énergie.

Adapter tes séances, concrètement

  1. Raccourcis plutôt que d'annuler : les jours difficiles, une séance de 30 à 40 minutes, plus légère, vaut mieux que rien.
  2. Choisis le confort : pendant les règles abondantes ou les phases de congestion, les impacts (course, sauts) peuvent être désagréables. Le vélo, la natation, la marche, le Pilates ou le gainage doux sont de bonnes alternatives.
  3. Pense au plancher pelvien : des douleurs pelviennes répétées peuvent s'accompagner de tensions du périnée. Une kinésithérapeute spécialisée peut t'aider à travailler le relâchement autant que le renforcement.
  4. Utilise l'effort perçu (RPE) pour adapter ta charge au jour près, sans casser ta progression.
  5. Écoute les signaux d'alerte : vertiges, essoufflement inhabituel, grande faiblesse pendant l'effort.

Les conseils de sport pendant les règles s'appliquent aussi les jours de saignements.

Contraception et traitements

Les traitements hormonaux (progestatifs, stérilet hormonal, pilule en continu…) sont souvent proposés pour réduire les douleurs et les saignements. Ils modifient les variations du cycle (voir contraception hormonale et musculation). Le choix se fait avec ton ou ta gynécologue.

Quand consulter

Consulte si tes règles sont très douloureuses ou très abondantes, si elles durent plus de 7 jours, en cas de fatigue inhabituelle, de vertiges, de douleurs pendant les rapports ou de saignements entre les règles.

Et dans Fluvy ?

Dans Fluvy, tu peux indiquer ta contraception et ta condition médicale (adénomyose, endométriose, fibromes, SMOP / SOPK…). L'app en tient compte pour personnaliser ton entraînement : elle compare d'abord tes séances à celles de femmes au profil proche, puis s'appuie de plus en plus sur tes propres données et ressentis, les jours où ça va comme les jours plus difficiles. Découvre comment ça marche.

Pour aller plus loin

Sources

  • Chapron C et coll. Diagnosing adenomyosis: an integrated clinical and imaging approach. Human Reproduction Update, 2020.

Cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un médecin, d'un ou d'une gynécologue ou d'une sage-femme. Fluvy ne pose pas de diagnostic et ne traite aucune maladie.

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